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Les sociétés de limousine s’alarment du travail au noir

Les chiffres de la Grande Remise en 2007

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Les sociétés de limousine s’alarment du travail au noir

Par Christophe Palierse

Publié le 3 déc. 2007 à 1h01
source : https://www.lesechos.fr/2007/12/les-societes-de-limousine-salarment-du-travail-au-noir-546773

Le travail au noir, c’est la gangrène de notre profession. Elle est en danger, et pourtant le marché est en pleine expansion » : Jean-Luc Picquerey, le président de la Chambre syndicale nationale des entreprises de remise et de tourisme (CSNERT) ou France limousines association, ne tourne pas autour du pot. Le transport automobile de personnes et de prestige, dans le jargon professionnel la « grande remise » _ son origine remonte au début du XVIIe siècle _, est clairement l’objet d’une importante activité clandestine voire mafieuse à Paris, mais aussi sur la Côte d’Azur.

« On a pu dénombrer plus de 600 véhicules au noir certains étés à Paris, avec beaucoup de plaques d’immatriculations allemandes. Et on a pu aussi constater l’existence de boîtes à lettres temporaires », relate Jean-Luc Picquerey, qui s’interroge aussi sur ces sociétés installées en Belgique ou au Luxembourg, mais opérant sur le territoire français. Le syndicat patronal estimait déjà en 2004 le nombre de journées de travail non déclarées à 50.000, soit un manque à gagner pour les entreprises de l’ordre de 22 millions d’euros. Tout en saluant les efforts des services de police, et « une collaboration forte » avec eux, le président du CSNERT déplore leur « manque de moyens » et l’existence in fine d’« un système à deux vitesses ».

En conséquence, il appelle à « plus de contrôles », mais aussi à un durcissement de l’accès à la profession avec l’instauration d’une « véritable » formation des conducteurs et des chefs d’entreprise, en dépit, pour ces derniers, de certaines obligations. « C’est une profession de service et le premier maillon de l’accueil en matière de tourisme et de voyage d’affaire », souligne Jean-Luc Picquerey. Un message qu’il compte bien faire passer auprès du ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et de son secrétaire d’Etat à la Consommation et au Tourisme, Luc Chatel, le 20 décembre, à l’occasion d’une table ronde sur l’accueil. De même, le président du CSNERT plaide pour obtenir une nouvelle autorisation de circulation dans les couloirs de bus à Paris, ce qui simplifierait le travail des conducteurs.

CHRISTOPHE PALIERSE